in pdf

Ezio Mauro a Le Monde: questione d’onore

Tu es sûre de toi ?” En journaliste soucieux de la vérité des faits, Ezio Mauro, directeur du quotidien de gauche La Repubblica, n’a posé que cette seule question, le jour où la correspondante du journal à Naples, Conchita Sannino, lui a raconté cette étrange histoire : Silvio Berlusconi s’était rendu à l’anniversaire des 18 ans d’une jeune fille du nom de Noemi Letizia, dans la banlieue de la cité portuaire. En cette fin avril 2008, dans les bureaux du quotidien, 90 via Cristoforo Colombo, à Rome, cette virée du président du conseil n’est qu’une curiosité de plus. “Nous n’avions aucune idée du potentiel de cette histoire”, raconte Ezio Mauro, plus de quatre mois plus tard. Prudemment, l’article publié ne mentionnait que les initiales de la jeune fille.

Aujourd’hui, tout a changé. Les explications embrouillées du chef du gouvernement italien ont transformé l’étrange virée en affaire d’Etat, la chronique de son troisième mandat en saga du Bas-Empire. Ezio Mauro, 61 ans, l’ex-ado de Dronero (une commune de 7 000 habitants du Piémont) qui dirigeait le journal de son lycée en se demandant comment faire carrière, est devenu le héros de la liberté de la presse. Et peut-être de la démocratie, depuis que Silvio Berlusconi a décidé d’attaquer le journal devant les tribunaux et de lui réclamer 1 million d’euros pour diffamation. Le voilà aujourd’hui confronté à l’homme qui lui ressemble le moins, qui n’hésite pas à prendre à témoin les Italiens de son obsession pour les femmes pour s’en faire les complices, et à user des moyens les plus violents pour faire taire ses détracteurs.

Son bureau lui ressemble. Pas de journaux entassés n’importe où, pas de notes accrochées aux murs. Le “direttore” tombe la veste mais garde ses distances de Piémontais. “Falso e cortese” (“Faux et courtois”), disent les Italiens de leurs concitoyens du Nord. Dans les débats télévisés où tout le monde s’invective et s’insulte, il sait garder son quant-à-soi d’observateur. Dans la rédaction, certains l’auraient souhaité “moins prudent, plus engagé”. “Faux, c’est le type le plus loyal que je connaisse, explique Francesco Merlo, un journaliste embauché par Ezio Mauro. Toutes les cultures italiennes se côtoient à La Repubblica. C’est un organisme vivant avec ses excès. La distance d’Ezio, c’est son élégance. Il n’est pas facile de garder la tête froide dans un pays pareil.”

C’est vrai qu’il y a de quoi être saisi de vertige. A Noemi a bientôt succédé Patrizia, qui confesse avoir été payée pour coucher avec le chef. Depuis, on sait qu’une trentaine de jeunes femmes ont animé les nuits tarifées du président du conseil. La Repubblica raconte les contradictions de Silvio Berlusconi, sa double vie publique et privée, les interférences de la seconde sur la première et interroge. Dix questions rituelles sont publiées chaque jour. Elles ne portent que sur des faits avérés, des informations vérifiées, des déclarations publiques. “Au départ, nos questions étaient destinées à un entretien, raconte Ezio Mauro. Nous avons donné quatre jours à Berlusconi pour qu’il s’explique. Il ne l’a pas souhaité et nous avons décidé de les publier telles quelles.”

“C’est mon intimité”, se défend le “Cavaliere”. “Comme si on pouvait construire un mur pour empêcher l’information de circuler, se désole Ezio Mauro. Les contradictions du pouvoir sont le vrai terrain du journalisme et un problème pour la démocratie. Moi, je ne m’intéresse pas aux ragots.” Alors que le gouvernement voudrait l’entraîner sur le terrain de la lutte politique, travestir le journal en porte-voix du Parti démocrate pour mieux dénoncer une “instrumentalisation” menée par les “communistes et les catho-communistes”, le directeur entend rester sur le terrain professionnel. “Comment cela finira pour le président du conseil et la démocratie italienne ?, se demande-t-il. Occupons-nous plutôt du journal de demain.”

Le journalisme, c’est la seule passion connue d’Ezio Mauro. “J’ai toujours voulu faire ça”, se souvient-il. Une petite lettre de recommandation lui permet d’entrer à la Gazzetta del Popolo, un quotidien de Turin. On lui attribue les faits divers. Alors que l’Italie s’enfonce dans les années de plomb au rythme des attentats, des meurtres, l’homme de gauche qu’il est découvre la “violence inhumaine et sans objectif politique” du terrorisme.

Sept ans plus tard, changement de journal et de direction. La Stampa, le journal de la famille Agnelli, l’envoie à Rome comme journaliste politique. “J’ai mis un point d’honneur à ne jamais accepter un déjeuner ou un dîner avec un politique qui ne puisse servir à mes articles. Nous nous côtoyons, mais nous sommes d’une race différente. Nous sommes là pour tirer à la lumière ce qu’ils ne veulent pas dire.”

Envie d’engagement ? Quand, en 1996, il prend les rênes de La Repubblica, succédant au charismatique Eugenio Scalfari, fondateur du titre en 1976, Ezio Mauro a l’impression immédiate d’être chez lui. “La Repubblica, c’est le journal qui me ressemble le plus, dit-il. C’est comme une seconde peau. Ici, la passion journalistique peut être violente, on peut y conduire de grandes batailles nationales et parier sur l’intelligence des Italiens.” Armé de sa discrétion et de ses principes, il parvient à gouverner une rédaction où se côtoient quelques-unes des meilleurs plumes d’Italie, d’Umberto Eco à Pietro Citati.

La guerre est totale. Un journal de droite, Libero, a tenté de discréditer Ezio Mauro au motif qu’il aurait payé une partie de son appartement romain au noir. L’attaque a fait long feu. Mais la démission, après une campagne de presse calomnieuse, de Dino Boffo, le directeur du quotidien catholique Avvenire, sonne comme un “avertissement, dit Eizo Mauro, à tous les patrons de journaux”. Pourtant, la plainte de Silvio Berlusconi contre La Repubblica n’a suscité aucune réaction de soutien de ces derniers : “Je ne m’attendais à aucune solidarité. Chacun use de sa liberté comme il veut”, balaye Ezio Mauro, amer.

La Repubblica a les moyens de tenir. Les ventes (580 000 exemplaires) du quotidien sont en hausse de près de 10 %. Une cellule de cinq à dix journalistes travaille uniquement sur le “sujet Berlusconi”. L’appel pour la liberté de la presse lancé sur le site du journal a recueilli plus de 350 000 signatures. Une manifestation est prévue samedi 19 septembre à Rome. “Le simple fait d’organiser ce rassemblement au coeur de l’Europe est déjà assez significatif”, lâche Ezio Mauro. Chaque jour, les lecteurs encouragent le journal à ne pas “laisser tomber” et à continuer de dénoncer “l’anomalie occidentale” qu’est devenue l’Italie.

Le directeur de La Repubblica se dit prêt à publier “Les dix questions” au président du conseil aussi longtemps qu’il le faudra. De l’autre côté de la cloison, la conférence de rédaction l’attend. Le titre de l’édition de demain ? “Il faut faire confiance à Berlusconi, il nous aidera sûrement à le trouver”, dit-il en poussant la porte. Du journalisme, rien que du journalisme.

Philippe Ridet

arbitro bancario

(ANSA) - ROMA, 3 SET - La Banca d’Italia ha designato i tre componenti effettivi, tra cui il Presidente, e i tre componenti supplenti di propria competenza dei collegi di Milano, Roma e Napoli in cui si articola l’organo decisionale dell’Arbitro Bancario Finanziario (Abf), il nuovo sistema di risoluzione stragiudiziale delle controversie in materia bancaria e finanziaria. E’ quanto informa l’istituto centrale, secondo cui le designazioni sono state effettuate tra docenti universitari in discipline giuridiche o economiche, professionisti iscritti ad albi professionali nelle medesime materie con anzianità di iscrizione di almeno dodici anni, magistrati in quiescenza, altri soggetti in possesso di una significativa e comprovata competenza in materia bancaria e finanziaria o di tutela dei consumatori. Per il collegio di Milano quindi sono stati designati dalla Banca d’Italia Antonio Gambaro (Presidente), Antonella Sciarrone Alibrandi, Emanuele Lucchini Guastalla e, come componenti supplenti, Cristiana Maria Schena, Maria Elisabetta Contino e Valentina Piccinini. Per il Collegio di Roma le designazioni sono andate a Giuseppe Marziale (Presidente), Bruno De Carolis e Giuliana Scognamiglio, mentre come componenti supplenti sono previsti Claudia Rossi, Alessandro Leproux e Girolamo Fabio Porta. Per il collegio di Napoli le nomine hanno riguardato Enrico Quadri (Presidente), Leopoldo Varriale, Ferruccio Auletta e come componenti supplenti Antonio Nigrelli, Domenico Posca e Leonardo Patroni Griffi. La Banca d’Italia, non appena saranno completate anche le designazioni dei nominativi espressi dalle associazioni rappresentative dei clienti e degli intermediari, procederà alla nomina dei componenti dei Collegi di Milano, Roma e Napoli dell’Abf. Il provvedimento di nomina verrà pubblicato sulla Gazzetta Ufficiale della Repubblica italiana e sul sito della Banca d’Italia.


ospedali siciliani

CALTANISSETTA - La morte di un giovane, rimasto ferito gravemente in un incidente stradale e che i medici non avevano potuto soccorrere perché la sala operatoria dell’ospedale del paese è chiusa, ha scatenato a Mazzarino, in provincia di Caltanissetta, la protesta dell’intero paese. Tutti i negozi giovedì mattina sono rimasti chiusi e dimostranti occupano dalla notte scorsa la strada 626 Caltanissetta-Gela: lo svincolo di Judeca e altri bivi sono stati bloccati con autovetture e trattori. (Corriere.it)


top ten degli eletti

ROMA, 8 GIU - Queste le preferenze ottenute dagli altri eletti:

Candidato Lista preferenze

BERLUSCONI SILVIO PDL 2.706.791 DE MAGISTRIS LUIGI IDV 415.646 SASSOLI DAVID MARIA PD 400.502 DI PIETRO ANTONIO IDV 396.641 BOSSI UMBERTO LEGA NORD 334.444 BORSELLINO RITA DETTA RITA PD 229.981 LA RUSSA IGNAZIO PDL 223.428 COFFERATI SERGIO GAETANO PD 201.264 MAURO MARIO WALTER PDL 158.245 CROCETTA ROSARIO PD 150.368 Le preferenze relative a Berlusconi, De Magistris, Di Pietro e Bossi si riferiscono alla somma di quelle riportate nelle cinque circoscrizioni dove essi erano candidati.

LA VIA GIOVANNI DETTO LAVIA PDL 145.745 SERRACCHIANI DEBORA PD 144.558 COZZOLINO ANDREA PD 136.859 PITTELLA GIOVANNI SAVERIO FUR PD 136.455 ANGELILLI ROBERTA PDL 130.954 MATERA BARBARA PDL 130.233 TOIA PATRIZIA FERMA FRANCESCA PD 128.811 SCURRIA MARCO PDL 118.861 COSTA SILVIA PD 117.043 MAZZONI ERMINIA PDL 113.730 PATRICIELLO ALDO PDL 112.379 DE CASTRO PAOLO PD 111.882 MASTELLA MARIO CLEMENTE PDL 111.710 ROMANO FRANCESCO SAVERIO DETT UDC 110.488 PIRILLO MARIO PD 110.313 ANTONIOZZI ALFREDO PDL 109.319 PALLONE ALFREDO PDL 108.851 RIVELLINI CRESCENZIO DETTO EN PDL 106.103 BALDASSARRE RAFFAELE PDL 104.047 SILVESTRIS SERGIO PAOLO FRANC PDL 102.736 DOMENICI LEONARDO PD 102.119 PRODI VITTORIO PD 99.913 MILANA GUIDO PD 89.638 PANZERI PIERANTONIO DETTO ANT PD 87.186 DE ANGELIS FRANCESCO PD 85.690 DORFMANN HERBERT SVP 84.551 BERLINGUER LUIGI PD 81.409 GUALTIERI ROBERTO PD 80.399 GARDINI ELISABETTA PDL 79.024 SALATTO POTITO PDL 78.205 CARONNA SALVATORE PD 75.033 SALVINI MATTEO LEGA NORD 70.021 ALBERTINI GABRIELE PDL 66.930 COMI LARA PDL 63.158 BERLATO SERGIO ANTONIO PDL 58.137 DE MITA LUIGI CIRIACO UDC 56.442 SARTORI AMALIA DETTA LIA PDL 56.008 BORGHEZIO MARIO LEGA NORD 53.115 BONSIGNORE VITO PDL 53.031 FONTANA LORENZO LEGA NORD 51.971 CANCIAN ANTONIO PDL 50.992 SUSTA GIANLUCA PD 46.340 BALZANI FRANCESCA PD 45.298 SCOTTA’ GIANCARLO LEGA NORD 45.069 CASINI CARLO UDC 43.020 RONZULLI LICIA PDL 39.772 ALLAM MAGDI CRISTIANO UDC 39.637 PROVERA FIORELLO LEGA NORD 27.117 FIDANZA CARLO PDL 26.777 SPERONI FRANCESCO ENRICO LEGA NORD 19.617 MOTTI TIZIANO UDC 18.354 Le preferenze relative a Borghezio si riferiscono a quelle da lui riportate nella prima e nella terza circoscrizione, nelle quali era candidato. (ANSA).


affluenza regioni e capoluoghi

EUROPEE: L’AFFLUENZA NELLE REGIONI E NEI CAPOLUOGHI ROMA (ANSA) - ROMA, 8 GIU - Questi i dati definitivi sull’affluenza alle urne per il rinnovo del Parlamento europeo nelle regioni italiane e nei capoluoghi. Il dato è stato reso noto dal ministero dell’Interno. Il confronto avviene con le precedenti elezioni europee del 2004. Anche in quella occasione si votò di sabato e domenica. REGIONI AFFLUENZA% PRECED. PIEMONTE 71,2 75,3 Torino 63,8 68,3 VALLE D’AOSTA 58,8 61,9 Aosta 56,3 63,8 LOMBARDIA 73,3 76,3 Milano 65,1 68,1 TRENTINO ALTO ADIGE 60,1 69,0 Trento 58,8 67,9 Bolzano 64,7 61,3 VENETO 72,6 76,4 Venezia 64,5 68,7 FRIULI VENEZIA GIULIA 64,7 69,8 Trieste 54,4 59,6 LIGURIA 65,0 72,3 Genova 59,0 68,4 EMILIA ROMAGNA 76,8 81,5 Bologna 77,5 82,8 TOSCANA 72,9 77,9 Firenze 75,0 76,9 UMBRIA 77,9 80,5 Perugia 79,2 80,9 MARCHE 74,0 77,7 Ancona 74,0 71,5 LAZIO 63,1 71,5 Roma 56,7 67,3 ABRUZZO 62,0 73,4 Pescara 73,0 70,4 MOLISE 62,9 68,1 Campobasso 82,8 84,1 CAMPANIA 63,9 68,0 Napoli 52,2 55,8 PUGLIA 68,4 71,9 Bari 75,6 76,6 BASILICATA 67,9 74,4 Potenza 82,5 85,2 CALABRIA 55,9 65,5 Catanzaro 43,0 71,6 SICILIA 49,2 60,4 Palermo 44,3 55,3 SARDEGNA 40,9 74,5 Cagliari 46,1 72,0. (ANSA). BOS-QA/ S0A S04 QBXI